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Diagnostique préimplantatoire (DPI)
Par DPI, on entend généralement l’analyse génétique d’un embryon conçu hors du corps humain, effectuée avant l’implantation dans l’utérus de la mère.
Le DPI implique le risque de disposer en laboratoire de cellules embryonnaires très précoces en nombre suffisant (plus de trois), qui doivent être strictement contrôlées pour éviter des dérives éthiquement et constitutionnellement inacceptables. D’un autre côté, il offre la possibilité d’éviter la naissance de personnes affectées de certaines maladies graves, avec les souffrances qui vont avec, pour autant que les parents (in fine: la mère) considèrent ne pas pouvoir assumer une telle naissance.
Le DPI met les Verts suisses face à un dilemme, qui suscite des positions divergentes : On ne saurait refuser complètement le DPI sans faire preuve d’inhumanité face aux personnes qui devront ensuite assumer toute leur vie une situation qui peut être insupportable. D’autre part, le maintien d’une interdiction se justifie, pour éviter tout risque de dérive et pour ne pas enfermer à l’avenir les personnes handicapées dans un ghetto toujours plus étroit, au fur et à mesure que – par hypothèse – leur nombre se réduirait. Le diagnostic prénatal est toujours possible et peut conduire à un avortement après quelques semaines de grossesse. En même temps les preuves d’une baisse vraisemblable des avortements grâce à l’introduction du DPI ne sont pas données. Enfin, le DPI peut de toute façon être pratiqué à l’étranger.

