Communiqués

23.11.2007

Tolérance zéro pour la violence faite aux femmes

La journée internationale contre la violence à l’égard des femmes est l’occasion de rappeler qu’il reste encore beaucoup à faire pour éradiquer ce fléau dont sont victimes de nombreuses femmes en Suisse et dans le monde. Durant la prochaine législature, les Verts poursuivront leur engagement non seulement pour la protection des victimes, mais aussi pour le suivi obligatoire des personnes violentes ainsi que pour un renforcement de la prévention contre la violence. Limiter l’accès aux armes à feu est également une étape importante dans la lutte contre les violences domestiques (initiative pour une protection face à la violence des armes).

 

La violence envers les femmes se décline, en Suisse et dans le monde, en de nombreuses variations : les violences domestiques, la traite des femmes, et des enfants, les abus sexuels, les mutilations, le mariage forcé ou arrangé, etc. Ce n’est pas une fatalité et nous devons nous donner les moyens de lutter efficacement contre ces atteintes au droit de la personne.

Les violences domestiques, qu’elles soient physiques ou psychiques, sont encore trop souvent une réalité dans notre pays. Elles engendrent des coûts sociaux considérables. Perpétrées dans l’intimité de la famille, c’est un mal sournois difficile à diagnostiquer. Même si les modifications législatives récentes dans ce domaine vont dans le bon sens (dès le 1er avril 2004 : poursuite d’office et non sur dénonciation des violences domestiques ; dès le 1er juillet de cette année : possibilité d’expulser de son domicile la personne violente), nous regrettons beaucoup que l’amélioration de la protection des victimes n’ait pas été assortie de mesures obligatoires pour l’accompagnement des auteurs de violences.
Une meilleure formation et sensibilisation des professionnels qui peuvent être confrontés, parfois sans le savoir, aux violences domestiques est indispensable. Le personnel enseignant notamment, car il a la possibilité de pratiquer la prévention au quotidien. L’égalité des genres, le respect mutuel ainsi que le refus de toute violence, même verbale, sont des valeurs à transmettre dès le plus jeune âge.

Ces prochaines années, il s’agira donc de renforcer le service national de lutte contre la violence et les services homologues dans les cantons afin qu’ils puissent assumer leur travail de sensibilisation et de formation, garantir une infrastructure de soutien suffisante aux victimes et assumer le suivi des auteurs de violence.

Les violences domestiques tuent aussi. Il faut limiter l’accès aux armes à feu qui n’ont rien à faire dans les ménages. L’initiative « pour la protection face à la violence des armes » propose une réglementation sévère en la matière qui permettrait d’éviter de nombreux homicides, liés aussi aux violences domestiques.