Plate-forme électorale 1999

Les Verts pour un avenir durable Plate-forme électorale 1999

Les Verts ont le plaisir de présenter leur plate-forme électorale pour une Suisse écologique, sociale et ouverte au monde. Conscients de nos responsabilités envers les générations futures, nous nous engageons pour le maintien des ressources vitales, pour les droits humains et pour la réduction des différences entre pauvres et riches. Penser globalement – agir localement: pour un Parlement 99 en faveur du long terme.

 

Un avenir durable grâce à notre engagement en faveur de l’environnement: Nous voulons façonner un monde écologique. En Suisse, le pilier central est la réforme fiscale écologique qui permet de diminuer la consommation d’énergie, de sortir du nucléaire au plus tard d’ici 2014 et de créer des places de travail. La protection du climat, le transfert du trafic poids lourds de la route vers le rail, l’agriculture biologique plutôt que le génie génétique sont les points centraux de notre programme. Un tel engagement est indispensable pour offrir aux populations du Sud et aux générations futures les mêmes conditions décentes.

Un avenir durable grâce à une Suisse sociale: La sécurité sociale en Suisse n’est plus une évidence. Les partis de droite rêvent de démenteler la sécurité sociale, d’autres veulent le statu quo. Les Verts veulent prendre les devants en réalisant des réformes. Nous proposons notamment une nouvelle prestation complémentaire pour les enfants et les personnes sans activité lucrative et une réforme du deuxième pilier. Avec un concept moderne du partage du travail nous souhaitons répartir le travail rémunéré et non rémunéré de manière équitable.

Un avenir durable grâce à une Suisse ouverte: Nous voulons adhérer à l'Union Européenne et à l'Organisation des Nations Unies (ONU). La Suisse doit aussi participer aux décisions qui la concernent. Aujourd'hui déjà, nous travaillons en étroite collaboration avec des Verts de tous les pays européens. Par une adhésion à l'ONU, les habitants de la Suisse entendent participer à la vie politique mondiale et se montrer solidaires des pays plus faibles.

Les Verts sont un parti innovateur. En tant que plus grand parti non gouvernemental, nous ne devons pas sous estimer notre rôle: les Verts sont des pionniers, car ce sont notamment eux qui présentent le plus grand nombre de femmes aux élections, qui en élisent le plus et qui leur font le plus de place dans les organes dirigeants du mouvement. En notre qualité de membre des Verts européens, nous sommes préparés à la collaboration internationale.

Les Verts seront les acteurs dynamiques d’un avenir durable. Pour ce faire, nous tissons d’une part des liens étroits avec les organisations qui défendent les thèmes qui nous sont chers. D’autre part, nous nous efforçons de trouver des majorités au Parlement pour défendre nos idées. Parfois la coalition rose-verte exerce une pression suffisante pour obtenir des améliorations notables. Parfois nous appartenons à la «coalition de la raison» qui se trouve majoritaire grâce au soutien des représentants les plus ouverts des partis bourgeois. Bon nombre de réformes ont été inspirées par les Verts et puis plébiscitées par le peuple. Nous sommes les seuls à proposer de réelles réformes.

Assumer des responsabilités et participer aux prises de décisions en adhérant à l’UE et à l’ONU

Les Verts ont une attitude positive face à l’intégration européenne. La coopération européenne est nécessaire, car l'écologie et le social demandent des solutions qui dépassent les frontières. La Suisse doit participer aux décisions qui la concernent directement. La mondialisation de l’économie exige un organe de compétence internationale. L'adhésion permet notamment d'effectuer une formation ou d'exercer une activité professionnelle dans les pays membres de l'UE.

L’UE a certes aussi des faiblesses. Ce sont les mêmes que celles que combattent les Verts en Suisse: pensée économique à court terme, politique anti-écologique, déficits sociaux. A cela s'ajoute un important déficit démocratique. Notre oui à l’Europe est aussi un oui au changement de l'UE dans un sens écologique, social et démocratique. Nous y travaillons, en tant que membre des Verts européens, avec des Verts de tous les pays européens.

Les Verts s’engagent en faveur d'une ouverture rapide des négociations d’adhésion. Suite à ces négociations, il faudra se prononcer sur l’opportunité d’une adhésion. Une éventuelle adhésion à l’UE doit être accompagnée de réformes internes sociales et écologiques. Lors des négociations avec l’UE, des conditions cadres permettant le maintien d’une politique écologique des transports en Suisse doivent être exigées.

Accords bilatéraux Suisse-UE : les Verts demandent des mesures d’accompagnement rigoureuses pour les accords «transports terrestres» et «circulation des personnes» (voir aussi chapitre transports).

Notre pensée ne s’arrête pas aux frontières de l’ «Europe». A côté d’une UE dynamique, il faut aussi une ONU influente. C’est pourquoi nous préconisons résolument une adhésion prochaine à l’ONU.

Nos objectifs : Ouverture rapide de négociations d’adhésion avec l’UE; réforme de la démocratie en Suisse par le référendum constructif; engagement renforcé de la Suisse dans l’OSCE et le Conseil de l’Europe; engagement de la Suisse pour une conférence de l'OMC sur l’écologie et le social; augmentation du budget pour l'aide au développement selon les normes de l'OCDE.


Nous prenons l’initiative :

  • Soutien à l’initiative «Oui à l’Europe» et à l’initiative pour l'adhésion à l’ONU.

Des idées d’avance:

  • Position des Verts sur l'intégration européenne

Avec la réforme fiscale écologique: réduire la consommation d’énergie, sortir du nucléaire et créer des emplois

En disant oui à l’article constitutionnel sur l’énergie et oui au moratoire nucléaire, le peuple a plaidé en faveur d'une politique énergétique d'avenir. Le virage énergétique se fait pourtant peu ressentir. Les prix de l’énergie sont plus bas que jamais. Cela supprime toute incitation à utiliser plus rationnellement l’énergie. La libéralisation du marché de l’électricité renforce encore cette tendance.

C’est pourquoi nous voulons augmenter progressivement les prix de l’énergie par une réforme fiscale écologique. Les recettes de cette taxe énergétique doivent financer partiellement voire complètement les assurances sociales. Nous toucherons un «double dividende»: la réduction des atteintes à l’environnement par la taxe énergétique et la diminution du chômage par l’abaissement des charges salariales.

La réforme fiscale écologique incite à l’utilisation efficiente de l’énergie et au recours aux énergies renouvelables, et permet de sortir du nucléaire d’ici 2014 au plus tard. Les Verts veulent quitter aussi vite que possible la voie dangereuse du nucléaire.

Nos objectifs: Programme succédant à «Energie 2000»; arrêt à court terme des centrales nucléaires de Mühleberg et Beznau; arrêt rapide des centrales nucléaires de Gösgen et Leibstadt; affecter l’argent de la recherche non pas à l’énergie nucléaire mais à l’utilisation rationnelle de l’énergie et aux énergies renouvelables; renoncer aux dépôts de déchets nucléaires incontrôlés et les remplacer par un programme incluant la possibilité de contrôler et de désactiver les déchets; arrêt du retraitement des déchets nucléaires; renonciation au site du Wellenberg; renonciation à la construction de nouveaux barrages et aux barrages de pompage (notamment au Grimsel).

Nous prenons l’initiative :

  • Les Verts ont déposé le 22 mai 1996 l’initiative populaire «Pour garantir l’AVS, taxer l’énergie et non le travail».
  • Nous sommes partie prenante de l’initiative Energie-Environnement, et des initiatives «Sortir du nucléaire» et «Moratoire plus».

Des idées d’avance:

  • Position des Verts sur la politique énergétique
  • Documentation sur l’initiative «Taxer l’énergie et non le travail»
  • 10 questions – 10 réponses sur l’initiative «Taxer l’énergie et non le travail»


L'économie nécessite des garde-fous humains, sociaux et écologiques

La mondialisation de l'économie s'est très largement étendue. La mondialisation n'est pas chiffrable, engendre des effets secondaires non souhaités et provoque des événements imprévisibles (théorie du chaos). La globalisation n'est cependant pas un phénomène naturel incontrôlable: si le marché devient un moyen de contrôle insuffisant, la politique et ses fonctions réglementaires doivent jouer un rôle plus important. Des réglementations internationales urgentes relatives au marché financier et au commerce mondial s'imposent. Une collaboration internationale plus étendue et une solidarité avec les pays du sud sont nécessaires. La Suisse doit s'engager activement de sorte que les créanciers privés soient astreints au financement du fonds monétaire international. Un impôt mondial sur les transactions financières internationales (taxe Tobin) doit être exigé et introduit à l'échelle planétaire.

Le phénomène de mondialisation économique nécessite également une approche éthique.
Il faut des mesures d'accompagnements pour faire face au dumping salarial international et il faut des mesures de politiques internationales pour que l'économie et le marché soient écocompatibles. Les droits de l'Homme ne doivent pas être bafoués par le marché mondial. L'économie de marché mondiale doit se plier à des critères politiques à caractères humains, sociaux et écologiques. La Suisse doit s'engager activement dans les organisatons mondiales (UE, ONU, OMC etc.) afin que ces critères soient respectés. Ce n'est pas la neutralité qui est demandée mais la solidarité.


Nos objectifs:
Adhésion à l'UE et à l'ONU, introduction de principes environnementaux au sein de l'OMC, coopération au développement renforcée, travail pour tous, nouveau rapport avec le travail, les salaires, la consommation et le temps libre, introduction d'un revenu minimum garanti, mieux partager le travail par la réduction du temps de travail, offrir de nouvelles possibilités d'emplois ainsi que renforcer l'égalité entre femmes et hommes grâce aux emplois à temps partiel, création de nouveaux emplois grâce à une orientation des activités économiques vers une production respectueuse de l'environnement et des ressources.


Pour un partage équitable du travail rémunéré et non rémunéré

Le chômage de longue durée est l’un des plus grands problèmes actuels. Les chiffres de l’assurance chômage, une fois de plus en baisse, sont une illusion: de nombreuses personnes en sont exclues et n’apparaissent même plus dans les statistiques. La productivité croissante - il faut toujours moins de travail humain pour produire des biens et des services - rend ce problème encore plus aigu.

En partageant le travail rémunéré, davantage de personnes peuvent bénéficier d'une activité rémunérée. Simultanément, le travail domestique, éducatif, d’accompagnement social et pour la communauté doit être réparti de façon équitable. Aujourd’hui ce travail, le plus souvent non rémunéré, est accompli principalement par des femmes. Pour une répartition équitable du travail non rémunéré, les Verts veulent mettre en oeuvre des incitations économiques au partage du travail pour les entreprises (modèle bonus-malus) et abolir les obstacles actuels au partage équitable des tâches familiales (par exemple double déduction de coordination de la prévoyance professionnelle).

L’existence sociale ne passe pas uniquement par le travail rémunéré. C’est pourquoi iI faut garantir un revenu minimal en Suisse. Si les assurances vieillesse fonctionnent bien dans la plupart des cas, il existe de nombreuses autres situations de pauvreté: mères et pères élevant seuls leurs enfants, chômage de longue durée etc. Les Verts veulent résoudre ce problème par des prestations complémentaires et à long terme, un revenu minimal garanti.

Nos objectifs: Réduction du temps de travail journalier, hebdomadaire ou annuel (par des incitations économiques = système bonus-malus des cotisations AVS/AC); formation continue prise sur le temps de travail rémunéré; encouragement à la création de postes à temps partiel dans l’administration publique; encouragement à un marché du travail complémentaire pour la réintégration dans le marché du travail et la société; revenu minimal d'existence; soutien aux crèches, jardins d'enfants, unités d'accueil pour écoliers; réduction des cotisations aux assurances sociales par une taxe sur l'énergie.


Nous prenons l’initiative :

  • Motion du groupe écologiste pour l’introduction d’un système bonus-malus
  • Initiative populaire des Verts «Pour garantir l’AVS, taxer l’énergie et non le travail»
  • Projet d’un revenu minimal garanti

Des idées d’avance:

  • Brochure «Travailler autrement - vivre mieux»
  • Position des Verts sur la travail et la sécurité sociale (parution en été 1999)
  • Documentation sur l’initiative «Taxer l’énergie et non le travail»
  • 10 questions - 10 réponses sur l’initiative «Taxer l’énergie et non le travail» Documentation sur l’initiative «Pour une retraite à la carte dès 62 ans tant pour les femmes que pour les hommes»
  • 10 questions - 10 réponses sur l’initiative « Pour une retraite à la carte dès 62 ans tant pour les femmes que pour les hommes »


Egalité entre hommes et femmes

Le parti des Verts intéresse les femmes. De nombreuses femmes remplissent aujourd’hui déjà des mandats à tous les niveaux : à la base comme dans les parlements cantonaux et communaux, les femmes constituent la moitié environ des membres. Nous ne parlons pas seulement d'égalité, nous la concrétisons.

Par contre, au niveau de la société suisse, on est encore loin de la concrétisation, même si les discriminations ont été rayées des lois. Les Verts ont largement contribué à ces modifications. Aujourd’hui encore, les femmes sont largement sous-représentées dans l'économie et la politique. Les Verts s'engagent en faveur de l’introduction de quotas. Les quotas sont en Suisse, depuis des années, un moyen capital d’insertion des minorités politiques.

La politique de l’égalité des sexes ne suffit pas si les femmes doivent assumer les devoirs actuels des hommes sans pouvoir leur confier une partie de leurs propres obligations. Si les femmes souhaitent renoncer à certaines responsabilités et les partager, il faut que des hommes soient prêts à assumer ces responsabilités. Les Verts s’engagent donc en faveur d’un partage équitable entre les deux sexes du travail rémunéré et non rémunéré. Ce qui présuppose la reconnaissance pleine et entière du travail non rémunéré et des salaires permettant aux femmes aussi bien qu'aux hommes d’assurer leur existence. La possibilité de recourir à des structures parascolaires (repas ou activités après l’école) et à la garde des enfants en dehors de la maison facilitera la compatibilité entre travail rémunéré et travail non rémunéré.

Nos objectifs: la parité: des quotas pour les femmes, introduction du partage des emplois (job-sharing), partage équitable entre les deux sexes du travail rémunéré et non rémunéré, assurance maternité et congé paternel, promotion des activités parascolaires et de la garde des enfants en dehors de la maison, réduction générale du temps de travail hebdomadaire, allocation minimale pour les enfants, égalité entre couples mariés et non mariés y compris pour les couples de même sexe, possibilité de mariage pour les couples de même sexe, actions et interventions de toutes les autorités concernées pour lutter contre la violence domestique, création d’un centre sur la santé des femmes au sein de la Confédération, interruption de grossesse sans indication médicale ni obligation d’entretien de conseil, pas de diagnostic prénatal obligatoire, prise en compte de l’approche « Gender and Development (GAD) dans le travail de coopération au développement.

Nous prenons l’initiative :

  • Initiative populaire des Verts «Pour une retraite à la carte dès 62 ans tant pour les femmes que pour les hommes»
  • Soutien à l’initiative des quotas

Des idées d’avance:

  • Position des Verts sur l’égalité entre hommes et femmes


Intégration plutôt que ségrégation: Pour une politique humaine et solidaire en matière de migration

Pour les Verts, la liberté de décider de s'établir dans un pays étranger fait partie des droits humains. Nous ne partons donc pas de l'idée que les hommes ne peuvent être heureux que dans leur patrie. Mais la décision d'émigrer doit être prise en toute liberté et non résulter d'une contrainte. C'est malheureusement rarement le cas, la répartition planétaire des biens de l'argent et des ressources étant devenue de plus en plus inéquitable ces dernières années du fait de la mondialisation des marchés et de l'agressivité croissante du néolibéralisme. Ceci entraîne des poussées migratoires qui doivent être gérées de manière humaine et solidaire. L'engagement en faveur d'un monde plus juste, du commerce équitable, contre la guerre et le militarisme, contre la destruction des ressources vitales, représente la seule politique durable en matière de migration.

Une partie des étrangers vivant chez nous sont arrivés par la voie de la demande d'asile. Nous défendons le droit d'asile et nous nous opposons à tout durcissement supplémentaire de ce droit. Nous demandons en particulier un vaste accueil des victimes de la guerre au Kosovo, et une solidarité avec une communauté de travailleurs qui vivent depuis longtemps dans notre pays. Les Verts s'opposent à l'initiative «Pour une réglementation de l'immigration». L’accord avec l’UE sur la libre circulation des personnes ne doit pas conduire à des discriminations supplémentaires pour les immigrés de pays extérieurs à l’UE. Les Verts condamnent fermement la politique des deux cercles issue de la politique des trois cercles.

Nous voulons une attitude plus ouverte vis-à-vis des étrangers vivant en Suisse depuis plusieurs années dont la plupart ont été appelés à l'époque pour des raisons purement économiques, ainsi que vis-à-vis des étrangers nés en Suisse. La Suisse aura besoin, ces prochaines années, d'une politique d'intégration énergique, d'une simplification des procédures de naturalisation, en particulier pour les jeunes étrangères et étrangers, et d'une lutte active contre le racisme. La ségrégation des étrangères et étrangers, en particulier à l'école, doit être bannie.

Nos objectifs: Introduction de la libre circulation des personnes et mesures d’accompagnement; mise en oeuvre d’une loi sur l’immigration; simplification des procédures de naturalisation; droits politiques au niveau communal, notamment droit de vote et d’éligibilité pour les étrangères et étrangers; statut de séjour indépendant de l’état civil pour les femmes comme pour les hommes; reconnaissance des motifs de fuite spécifiques au sexe ou aux inclinations sexuelles; abolition des mesures de contrainte; pas de durcissement du droit d’asile.

Nous prenons l’initiative :

  • Les Verts soutiennent les référendums contre la révision de la loi sur l’asile et contre l’Arrêté fédéral sur les mesures urgentes dans le domaine de l’asile et des étrangers.

Des idées d’avance:

  • Position des Verts sur la politique de migration


Plus de transports publics, une mobilité combinée, moins d’atteinte à l’environnement

La mobilité fait partie de notre vie, elle est la base de la rencontre et de la communication. Aujourd’hui, cependant, la mobilité a atteint une telle démesure qu’elle n’est environnementalement plus supportable. La politique des transports d’avenir ne saurait prendre plus longtemps en considération uniquement l'optique des acteurs motorisés du trafic. Les Verts prennent en compte les besoins de toutes les personnes concernées, en particulier des habitants, des femmes, des enfants, des handicapés et des usagers les plus fragiles, comme les piétons et les cyclistes.

Les transports publics sont plus écocompatibles que les transports motorisés individuels; il faut donc continuer à les soutenir. Les Verts s’engagent en faveur du développement des réseaux ferroviaires régionaux. Pour la desserte à l’écart des grandes lignes ainsi que dans les régions isolées, ainsi que pour des besoins particuliers, nous voulons des modèles flexibles comme le bus sur appel, le système Bike + Ride et l'autopartage. Dans le domaine des transports aériens, la Suisse doit s’engager au niveau international pour la taxation du kérosène.

La politique des transports des Verts est confortée par l’acceptation par le peuple de la redevance poids lourds liée aux prestations. La population a ainsi manifesté une nouvelle fois que les marchandises doivent autant que possible être mises sur rail. Les Verts, avec tous les Verts européens, s’engagent pour l’application cohérente de la protection des Alpes et par conséquent pour le transfert au rail du trafic transalpin. Les NLFA soutenues par les Verts le permettront. L’accord sur les transports en Suisse conclu avec l’UE nécessite des mesures d’accompagnement efficaces.

Nos objectifs: Centres ville et quartiers d’habitation sans trafic; vitesse limitée à 30 km/h dans les localités; mesures antibruit sur les routes principales des localités; abaissement du taux d’alcool toléré à 0,5 pour mille; permis de conduire à l’essai; comptabilité et facturation des coûts externes; aucune réduction des transports publics régionaux; pas d’extension des routes nationales; suppression de l’affectation obligatoire de la taxe sur l’essence; application de la protection des Alpes; pas de deuxième tunnel au Gothard; taxation du kérosène; taxes d’atterrissage et de bruit plus élevées dans les aéroports; remplacement des trajets aériens à moyenne distance par le train.

Nous prenons l’initiative: Les Verts soutiennent:

  • l’initiative «Pour la réduction de moitié du trafic routier»
  • l’initiative «Des dimanches» pour quatre dimanches sans voitures par an
  • ainsi que l’initiative «Rues pour tous».

Des idées d’avance:

  • Position des Verts sur la politique des transports

 

Agriculture biologique et non transgénique dans notre assiette

La population suisse a montré à plusieurs reprises qu’elle veut une transformation écologique de la politique agricole. Davantage d’écologie et moins d'interventions de l'Etat, telle est la devise. Les Verts veulent poursuivre dans cette voie: toutes les mesures de protection de l’agriculture doivent être liées à des prestations écologiques et au respect des animaux. La rétribution de ces prestations doit être plafonnée pour les hauts revenus ou les fortunes importantes. La production écologique doit passer d'un statut de niche à celui de production principale. La qualité biologique ouvre de nouvelles perspectives d'exportation pour l'agriculture suisse. Nous nous engageons pour que les objectifs sociaux et écologiques de la nouvelle loi sur la politique agricole ne soient pas édulcorés.

L'industrie de la biotechnologie veut tirer la couverture à soi: nourriture industrielle transgénique plutôt que qualité biologique, telle est sa devise. Son activité risque de contaminer l'agriculture biologique et menace son existence à terme. C'est pourquoi les Verts s'opposent à la dissémination dans l'environnement des organismes manipulés génétiquement. L'Office fédéral de l'environnement, des forêts et des paysages a reconnu ces risques et s'est récemment opposé à deux demandes de dissémination expérimentale d'organismes manipulés génétiquement. Nous nous opposons également au brevetage des êtres vivants manipulés génétiquement et à la production d'animaux transgéniques. Dans les autres domaines, nous exigeons un strict contrôle de sécurité.

Nos objectifs: Etiquetage des denrées alimentaires; taxes incitatives sur les pesticicides et les engrais; pas de paiements directs sans que des conditions écologiques leur soient liées; pas de denrées alimentaires manipulées ou irradiées; pas de brevetage du vivant; pas de dissémination dans l'environnement d'organismes manipulés génétiquement; pas d'animaux transgéniques.

Nous prenons l’initiative :

  • Initiative parlementaire de Hans Meier : tous les animaux en liberté
  • Motion Ruedi Baumann: suppression du contingent laitier

Des idées d’avance:

  • Position des Verts sur le génie génétique


Légalisation des produits issus du cannabis, prescription contrôlée des drogues dures pour lutter contre la misère, la criminalité due à la drogue et les profits de la mafia

Durant des années, les autorités suisses ont mené une politique de la drogue basée sur la seule répression: poursuite par la police et inculpation des consommatrices et consommateurs de drogue. Aujourd’hui encore, 80 pour-cent des infractions concernent la consommation de drogue, dont plus de la moitié la consommation de produits à base de cannabis. Les conséquences ont été désastreuses : la mafia de la drogue a fait des gains considérables, de nombreux toxicomanes sont tombés dans la misère ou morts des suites de la consommation de drogue. La consommation n’a pu être arrêtée.

Ces dernières années, les autorités suisses ont changé leur politique. Des essais scientifiques sous suivi médical ont légitimé la prescription d’héroïne et de cocaïne, et les résultats sont positifs : la santé des patients s’est nettement améliorée, tout comme leur intégration sociale. Mais les autorités suisses continuent à s’engager plus fortement dans la répression que dans la thérapie, l’aide à la survie et la prévention. Les Verts veulent donc faire un pas de plus : dépénaliser la consommation de drogue. La prescription contrôlée de drogue introduite à l’essai doit progressivement être élargie. Il est temps de réintégrer les toxicomanes dans la société. Et cela permettra de mettre fin à leur détresse, à la criminalité due à la drogue et à la mafia de la drogue. Plutôt que d'investir l'argent dans la répression, il faut se donner tous les moyens de développer la prévention, la thérapie et l'aide à la survie.

Nos objectifs: Légalisation du cannabis; dépénalisation de la consommation de drogue; extension de la prescription de drogue sous contrôle médical; davantage de places de thérapie; révision rapide de la loi sur les stupéfiants; prévention accrue également pour les drogues légales comme l’alcool et le tabac.

Nous prenons l’initiative :

  • Motion du groupe écologiste de l’assemblée fédérale pour la légalisation des produits issus du cannabis.

Des idées d’avance:

  • Position des Verts sur la politique en matière de drogue

 

Plus de démocratie et d’égalité des chances lors des campagnes de votations et d’élections

La démocratie doit être développée par un élargissement des droits populaires (initiative législative, référendum financier), par une introduction progressive du droit de vote et d'éligibilité des étrangers établis en Suisse et par un renforcement des organes élus par rapport à l'administration et aux groupements d'intérêts.

Le fédéralisme doit assurer une distribution des responsabilités à la portée des citoyens, par la décentralisation des compétences et des structures de décision au niveau le plus bas possible. De nouvelles institutions, comme des conseils de quartier à l'intérieur de grandes villes ou des conseils régionaux transfrontaliers, doivent favoriser la solution des problèmes concrets par les populations directement concernées.

Les Verts s'opposent au marketing toujours plus important, largement influencé par le Conseil fédéral, lors de votations. La Confédération devrait faire en sorte que tous les points de vue soient exprimés équitablement lors d'élections et de votations, des aides financières pouvant même être envisagées si nécessaire. Les engagements financiers des organisations privées lors de votations et d'élections doivent être rendus publics et limités.

Internet à l'école et médiathèques pour tous plutôt qu'obstacles à la diffusion de l'information

Si l’on veut que la société d’information soit une chance pour tous, il faut ouvrir à tous l’accès aux informations. La transformation des bibliothèques en médiathèques et les programmes «Formation aux média et internet à l'école» en sont le pilier. La formation aux média doit devenir une part importante de l'enseignement et doit permettre de cultiver l'esprit critique, notamment devant la diversité des média. Les nouveaux média doivent également permettre d'encourager la démocartie directe: la participation via internet aux votations, initiatives et référendums doit être rendue possible dans un proche avenir.

Au centre de la société d'information démocratique demandée par les Verts se trouve le droit à l'information pour toutes et tous. Cela signifie que toute personnes doit pouvoir accéder librement à l'information et participer de manière interactive au réseau de la société d'information. Le droit individuel à l'information nécessite également une stricte protection des données qui empêche une utilisation détournées des données personnelles. Les mesures nécessaires à la réalisation d'une société d'information démocratique doivent être complétées par des mesures écologiques et sociales. Des mesures écologiques doivent notamment permettre de promouvoir des appareils dont la production, l'utilisation et l'élimination sont écocompatibles. Des mesures sociales telles que le partage du travail permettront, quant à elle, d'apporter un correctif aux rationalisations engendrées par ces technologies.

Nos objectifs: Accès de base pour toutes et tous aux mêmes prix; médiathèques; formation aux média électroniques à l'école et dans la formation continue; soutien au programme „Formation aux média et à Internet à l’école“; élargir la protection des données; pas de limitation aux possibilités d'encryptage; révision de la loi sur la concurrence déloyale afin de permettre à nouveau la diffusion d'expertises critiques; maintien d’un programme complet de radio et de télévision dans toutes les régions linguistiques; partage du travail plutôt que société à deux vitesses.

Des idées d’avance:

  • Position des Verts sur la société d’information


Pour une politique de paix active et solidaire

En tant que pays neutre, sans alliance militaire, et au vu de ses ressources matérielles, la Suisse est tenue de s'engager plus fermement dans la politique de paix. Les Verts sont en faveur d'un engagement humanitaire à l'étranger et d'une coopération dans le cadre des interventions de maintien de la paix engagées par l'ONU et l'OCDE. Les Verts s'opposent à une entrée dans l'OTAN.

Nous prenons l’initiative :

  • Les Verts soutiennent l'initiative pour la paix du GSsA

Annexe : les cinq critères de la politique des Verts

  • Le long terme: Toute décision politique doit être soumise à une évaluation de ses effets à long terme sur les équilibres écologiques et sur l'avenir des sociétés humaines.
  • La qualité: La poursuite de la croissance quantitative est impossible, dans la mesure où elle est fondée sur l'exploitation accélérée des ressources non renouvelables et disponibles en quantité limitée. Dès lors, le développement économique et social de notre société doit se réaliser sur un plan qualitatif et non quantitatif.
  • La solidarité: La solidarité implique la prise en compte permanente des interdépendances qui lient les diverses espèces vivantes, les diverses sociétés humaines, et, à l'intérieur de ces sociétés, les groupes et les personnes entre elles.
  • La décentralisation: Ce critère est prioritaire quant aux structures du pouvoir. Il postule que les responsabilités doivent être attribuées au niveau le plus bas possible. L'intervention de l'Etat doit se limiter aux domaines et activités où une harmonisation est nécessaire pour sauvegarder l'intérêt général à long terme.
  • La diversité: La diversité des espèces vivantes constitue la richesse d'une nature qui progresse en complexité. Parallèlement, la diversité culturelle constitue la richesse de l'humanité. La protection de ces diversités suppose un combat constant contre l'exploitation aveugle de la nature et les tendances à l'uniformisation qui caractérisent la technocratie actuellement dominante dans notre société. La diversité des désirs est un élément essentiel de survie et de stabilité des sociétés. C'est un enjeu éminemment politique que d'oeuvrer à leur maintien.»
Le Bulletin Vert

Référendum, Initiatives & Pétitions

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l’auberge… nucléaire !22.06.2011 | Sortons du nucléaire14.06.2011 | Les femmes se mobilisent06.06.2011 | Le Parlament doit se prononcer sur la sortie du nucléaire26.05.2011 | Victoire d'étape!29.04.2011 | L'art de la désinformation18.04.2011 | Les migrants sont le bouc-émissaire06.04.2011 | L'effet Fukushima est-il périssable09.02.2011 | Le vrai visage de la migration07.02.2011 | Les femmes peuvent faire pencher la balance02.02.2011 | Le moyen terme n’est pas suffisant25.01.2011 | Nous n'avons qu'une Terre14.01.2011 | Reconnaître la diversité des méthodes de soins06.01.2011 | Une économie verte plutôt qu'un paradis fiscal13.12.2010 | Il faut un saut climatique29.11.2010 | Conférence climatique de Cancun29.11.2010 | Un nouveau mouvement anime les villes suisses02.11.2010 | Après le double NON du congrès socialiste 02.11.2010 | Tous les musulmans ne rêvent pas de minarets21.10.2010 | 2 x NON le 28 novembre07.10.2010 | Plus que 5 ans pour réduire la pauvreté dans le monde07.10.2010 | Il n’est pas question d’abandonner la sortie du nucléaire17.09.2010 | Contre la révision de la loi sur l'assurance-chômage03.09.2010 | Pour des zones écologiques25.08.2010 | Initiative pour le rétablissement de la peine de mort19.08.2010 | Loi sur l’aménagement du territoire12.08.2010 | Une relation incompréhensible avec le loup06.08.2010 | Une augmentation des tarifs contre-productive04.08.2010 | L'avidité en pétrole est insatiable09.07.2010 | Leuenberger salue Leuenberger08.07.2010 | Il est temps d'avoir plus de vacances05.07.2010 | La régularisation collective est la seule solution05.05.2010 | Le cynisme du Conseil national en matière de climat05.05.2010 | Une catastrophique dépendance au pétrole19.04.2010 | Crache donc encore un peu...12.04.2010 | Pas d'obligation de servir pour qui que ce soit!22.03.2010 | L'initiative pour un climat sain est la meilleure prévention15.03.2010 | Quand les femmes bougent, le monde bouge08.03.2010 | Journée internationale des femmes03.03.2010 | Abolition de l'obligation de servir23.02.2010 | La Suisse est en Europe07.02.2010 | Agir plutôt que critiquer26.01.2010 | Les femmes ne tombent pas enceintes toutes seules21.01.2010 | Pressions pour une CEP23.12.2009 | Copenhague a échoué14.12.2009 | Copenhague, sommet de l'espoir?25.11.2009 | Notre pays a grand besoin de mixité19.11.2009 | Allez la Hollande!21.10.2009 | 10'000 voix pour le climat19.10.2009 | L'humour pas du tout drôle de l'UDC05.10.2009 | Les Suisses champions du rail14.09.2009 | Il faut réfléchir à notre façon de vivre07.09.2009 | À propos du financement additionnel de l'AI24.08.2009 | Voix pour le climat14.08.2009 | Un nouveau label "sans OGM" en Allemagne11.08.2009 | Des éoliennes dans les zones protégées30.07.2009 | A l'occasion de la fête nationale25.07.2009 | Nous ne voulons pas de vin trafiqué16.07.2009 | Pour soutenir la branche touristique suisse01.07.2009 | Nouvelles du front économique16.06.2009 | Les femmes et le bonheur08.06.2009 | Avancées des Verts aux 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