Communiqués
Loi sur le CO2 : Les Verts laissent toutes les options ouvertes
En biffant la taxe sur les carburants, le Conseil national a encore arraché une dent à la loi sur le CO2. Au vu de l’importante menace de référendum de la part d’economiesuisse, les Verts laissent toutes les options ouvertes. Si les objectifs de réduction des émissions de CO2 inscrits dans la loi ne sont pas atteints, les Verts interviendront au Parlement pour exiger un nouveau débat sur la taxation des carburants.
Les pays industrialisés comme la Suisse feraient bien d’agir de manière offensive et prévoyante, comme le demande l’Initiative Climat avec son objectif de réduction dans le pays de 30%. La loi sur le CO2 pourrait générer de nouvelles places de travail en Suisse, renforcer l’indépendance énergétique tout en faisant un pas pour améliorer le climat. Avec la révision quasi-totale de la loi sur le CO2 actuellement débattue, un pas dans la bonne direction peut être fait. La conception et la mise en œuvre de la loi sur le CO2 sont proches des milieux économiques. Les entreprises qui ont déjà économisé beaucoup de CO2 sont récompensées et, tant l’Agence de l'énergie pour l'économie (AEnEC) que la Fondation Centime climatique obtiennent, avec la nouvelle loi sur le CO2, un rôle ancré dans la loi.
Si economiesuisse, comme elle en a menacé le Parlement, lance un référendum pour la première fois de son histoire, cela conduira inévitablement à un affrontement au sein de l’économie. Au vu de cette situation, le comité d’initiative se prononcera après le vote final si l’Initiative Climat sera soumise au vote ou sera retirée.
Un sondage représentatif de l’Institut Link de novembre 2010 montre que 64% de la population voterait en faveur de l’Initiative Climat et seulement 18% s’y opposerait.

