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Mise en oeuvre du protocole de Kyoto
Demain mercredi, le protocole de Kyoto entre en vigueur. Les Verts suisses deman-dent au Conseil fédéral et au Parlement de reconnaître l'engagement de la Suisse pour la mise en oeuvre du protocole, en introduisant rapidement une taxe sur les émissions de CO2. L'introduction d'une taxe sur le CO2 bénéficie au climat. Elle est également utile à l'ensemble de la population, car ce prélèvement lui sera redistribué par l'intermédiaire des primes d'assurance maladie.
Au bout de près de huit ans, le protocole de Kyoto entre enfin en vigueur. Avec la loi sur le CO2, la Suisse s'est engagée, d'ici 2010, à réduire de 10% les émissions de CO2 calculées sur la base des émissions de 1990. La Suisse est très loin de cet objectif. De 1990 à 2002, les émissions de CO2 en Suisse n'ont diminué que de 0.7%. Dans le domaine du trafic motorisé, elles ont même augmenté de 8.1%. Pour ce qui concerne les émissions par habitant, la Suisse fait partie du peloton de tête. Ceci malgré le fait que la Suisse n'a pas recours aux énergies fossiles pour sa production d'électricité. A titre de comparaison, la France ou la Suède ont un taux d'émission par habitant de 30% inférieur à celui de la Suisse.
Avec la loi sur le CO2, la Suisse dispose de tous les outils pour mener une bonne politique climatique. Les Verts sont persuadés que la taxe sur le CO2 pour les carburants et les combustibles est le seul moyen d'atteindre les objectifs de la loi. L'introduction rapide de cette taxe présente plusieurs avantages:
- c'est le premier pas indispensable pour réduire les émissions de CO2 et donc le réchauffement climatique
- la taxe incite les consommateurs et les entreprises à réduire leur consommation d'énergie et à adopter un comportement plus respectueux de l'environnement
- elle favorise les investissements dans des technologies performantes du point de vue énergétique et permet à l'économie suisse de rester innovante et compétitive
- grâce à la redistribution, le montant des primes d'assurance maladie pourra être considérablement réduit.
Les Verts considèrent qu'il est incompréhensible et irresponsable que certains milieux tor-pillent l'introduction rapide d'une taxe sur le CO2, ou cherchent à la contourner avec le centime climatique.
Après la consultation de la loi sur le CO2, la balle est désormais dans le camp du Conseil fédéral. Celui-ci doit faire en sorte que la Suisse respecte ses engagements internatio-naux, et introduire la taxe sur le CO2.

