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Agriculture/libre-échange: priorité à la qualité
Le contrat de négociation pour le libre-échange dans le secteur agroalimentaire décidé aujourd’hui par le Conseil fédéral soulève des questions importantes. Les propos tenus par la Conseillère fédérale Doris Leuthard ne sont pas convaincants quant à la stratégie de qualité visée et à la volonté de discuter à nouveau de mesures d’accompagnement. Des garanties sont nécessaires afin que l’accord de libre-échange ne soit ni le fossoyeur des paysans ni celui de la qualité.
Le parti écologiste suisse s’engage pour une agriculture écologique et de proximité qui assure aux agricultrices et agriculteurs un revenu décent. Le Conseil fédéral espère une baisse de 25 pour cent des prix des denrées alimentaires en Suisse grâce à l’accord de libre-échange. Mais est-ce vraiment une raison pour adhérer à cette idée ? Non, car si l’on tient compte du pouvoir d’achat dans notre pays, les aliments ne sont pas plus chers en Suisse qu’en Europe. Si le libre-échange dans le secteur agroalimentaire signifie:
- la disparition de milliers d’emplois dans l’agriculture ainsi que dans les filières en amont et en aval,
- l’augmentation du tourisme alimentaire vers l’Europe,
- la poursuite de la production maraîchère dans des conditions misérables de travail en Espagne,
- la baisse de qualité des produits ainsi que la détérioration des conditions d’élevage et d’engraissement,
- les Verts n’ont aucune raison de soutenir cet accord.
Pour garantir sa survie, l’agriculture suisse doit miser sur la qualité, la protection de la nature et le bien-être des animaux. C’est ce que prévoit d’ailleurs la Constitution fédérale dans son article 104. L’accord de libre-échange ne doit pas compromettre cet objectif.

