Pour un système bancaire différencié
La politique doit faire entendre la voix de la raison
Un courtier de l’UBS a fait perdre 2,3 milliards de dollars à la banque. Une somme de cette hauteur est à peine imaginable pour le commun des mortels: Quelques jours auparavant, celle-ci annonçait vouloir supprimer 3500 emplois pour économiser un montant équivalent. Et voilà qu’une seule personne se révèle capable d’anéantir 3500 emplois !
Les Verts n’ont pas attendu ce fâcheux incident pour comprendre que le secteur des investissements d’une banque met en danger les petits épargnants, qui doivent payer les pots cassés lorsque les choses tournent mal. Le parti écologique avait déposé une motion exigeant un système bancaire différencié en 2008 déjà, afin que les risques de la spéculation ne soient pas reportés sur les autres clients. Cette motion n’a pas trouvé de majorité au Parlement. L’actualité récente pousse les Verts à revenir à la charge. Les autres partis doivent avoir le courage de poser des actes concrets, et après les belles paroles censées noyer le poisson en temps de crise, voter enfin une loi efficace pour juguler les excès des banques.
Quoi qu’il en soit : sous sa nouvelle direction, l’UBS ne pourra éviter de réfléchir à une séparation de ses différents secteurs d’activité. Egalement pour de simples raisons économiques : la perte de confiance en la banque entraîne tout le système vers le bas. L’UBS doit nommer à sa tête une personne capable de contrôler les risques des opérations bancaires et de les réduire efficacement.
Les Verts vont continuer à se battre sur le terrain politique pour une régulation vigoureuse des banques. Car celles-ci ne semblent entendre raison que lorsqu’on les soumet à des lois claires.

