Quand les femmes bougent, le monde bouge
Une joyeuse manifestation pour l'égalité
Samedi 13 mars 2010, 8000 personnes – pas seulement des femmes, mais aussi quelques hommes, jeunes et vieux, des Suissesses et des Suisses, des migrantes et des migrants – ont participé à une manifestation nationale des femmes impressionnante, colorée, pacifique, joyeuse, voluptueuse et créative. Toutes ces personnes ont revendiqué une belle vie.
Cela signifie quelque chose de différent pour chacun et chacune, mais pour la plupart cela porte sur l'égalité des salaires, la fin de la violence, des conditions-cadres optimales pour concilier vie professionnelle et vie de famille, se sentir en sécurité à la maison et en public. Cela signifie ne pas devoir correspondre à un cliché, ne pas être une marchandise, pouvoir disposer librement de son propre corps, l'autonomie après la retraite, les armes à l'arsenal, la sécurité de la prévoyance vieillesse et plus de femmes dans les instances de décision. Une participante a déclaré à TeleBärn: «Nous devons montrer de plus en plus souvent et de plus en plus fortement que nous n'avons toujours pas les mêmes droits». Et un participant: «Nous avons besoin de femmes à la tête de la société, à la tête des syndicats, des entreprises, nous collaborons bien avec les femmes, nous avons besoin des femmes».
Vous voyez donc que les revendications sont nombreuses et que nous continuons à nous engager dans ce sens; c'est d'autant mieux quand on peut l'organiser aussi agréablement que samedi passé. Mais il faut aussi continuer à s'engager dans ce sens au Parlement. Nous en aurons l'occasion jeudi prochain; ce jour-là, les Parlementaires pourront adopter la motion de Katharina Prelicz-Huber qui demande une extension du travail à temps partiel et du travail à temps partagé. Espérons que les Parlementaires ont entendu l'appel des 8000 manifestants.

