La régularisation collective est la seule solution
La régularisation collective est la seule solution
Des sans-papiers ont occupé la kleine Schanze à Berne pendant une semaine. Ils ont attiré ainsi l'attention sur l'existence indigne qu'ils doivent mener en Suisse et relancent le débat. Ils ont raison et le moment est parfaitement approprié parce que le même jour on a pu lire dans le Tages-Anzeiger qu'il n'est pas en ordre que des sans-papiers aient une carte AVS. Dans le Tages-Anzeiger on a aussi pu lire qu'un groupe de parlementaires comprenant même des socialistes se demande s'il ne faudrait pas aussi autoriser des ressortissants d'Etats ne faisant pas partie de l'UE comme forces de travail en Suisse parce que les ménages et les soins ont urgemment besoin de plus de personnel. Plusieurs contradictions en quelques jours. Les sans-papiers devraient donc continuer à mener une sorte d'existence parallèle tout en continuant à servir notre économie sans que leur travail ne soit reconnu. Pour cela ils devraient même renoncer à leurs contributions AVS. Et on reconnaît simultanément le besoin en travailleurs provenant de pays ne faisant pas partie de l'UE et on demande même encore du renfort. Je ne pense pas que ce soit une politique des migrations logique ni surtout respectant les droits des humains.
Je réclame depuis longtemps une solution qui serait très simple à appliquer. Il faut ouvrir des contingents de travailleurs pour les pays d'où viennent les sans-papiers établis en Suisse; cela permettrait de légaliser les sans-papiers qui travaillent déjà ici.
Tant qu'une telle régularisation n'aura – malheureusement – pas eu lieu, il sera plus logique d'un point de vue pragmatique que les sans-papiers et leurs employeurs paient leurs contributions aux assurances sociales. Le travail au noir et l'exploitation sont non seulement inacceptable pour les sans-papiers, mais aussi pour tous les autres travailleurs.
La régularisation collective reste la seule solution du point de vue des droits des humains et des droits fondamentaux, et aussi pour la reconnaissance de ces personnes qui sont nos prochains.
