Pressions pour une CEP
Eclairer l'antre de l'UBS
Il faut absolument une CEP sur l'UBS. L'impression est en effet forte qu'avec son manque de scrupules, l'ancien navire amiral de la nation bancaire suisse a pénétré très profondément dans l'administration fédérale.
Il reste à déterminer si les autorités ont été victimes de la négligence de la mégabanque suisse ou si la recherche malhonnête de profit n'a pas déteint depuis longtemps sur les régulateurs eux-mêmes, ce qui les aurait rendus dociles. L'accumulation des plans d'urgence, l'application de fait du droit d'urgence, les intrications personnelles entre les instances de contrôle et ceux qu'elles contrôlent sont des indices selon lesquels il faut faire d'urgence la lumière dans ces ténèbres pour garantir un Etat indépendant, juste et au service du citoyen.
Dans ce sens, une commission d'enquête parlementaire sert en premier lieu la transparence et aussi la dynamique nécessaire à repourvoir des postes clés, et donc se débarrasser de la vieille garde.
Une CEP servira à éclairer l'attitude du Conseil fédéral à l'égard de l'UBS durant les années écoulées. Que savait le Conseil fédéral des manigances de la grande banque? Quand le Conseil fédéral tenait-il le manche? Comment et pourquoi l'autorité de surveillance qu'est la Finma a-t-elle failli?
De telles questions doivent être éclaircies pour mettre fait à la crise institutionnelle dans laquelle se trouve notre pays et empêcher que les instituts financiers ne prennent à l'avenir la Suisse en otage.
