Allez la Hollande!
Une championne de la politique des transports
Après avoir ébloui la Suisse par les prouesses footballistique de son équipe nationale, la Hollande nous montre la voie en matière de mobilité. Elle vient de réformer sa fiscalité des transports. Les propriétaires de véhicules automobiles devront désormais s’acquitter d’un impôt calculé en fonction des distances parcourues, à raison de trois centimes d’euro par kilomètre. La taxe va progressivement augmenter pour atteindre 6,7 centimes d’euro par kilomètre en 2018. Le système doit entrer en vigueur en 2012. Quels bénéfices peut-on en escompter ?
Il devrait évidemment inciter conductrices et conducteurs à laisser leur voiture au garage. Ce qui se traduirait par une baisse des émissions de dioxyde de carbone estimée à 10 %, comme l’a annoncé samedi dernier le ministre des transports des Pays-Bas, Camiel Eurlings.
Selon les chiffres du gouvernement néerlandais, le système profitera à 59 % des automobilistes, alors que pour 16 % d’entre eux, la mobilité aura un coût plus élevé. Bonne nouvelle pour le climat : les distances parcourues en voiture diminueront de 15 %, le trafic se reportant sur les transports publics et le vélo.
Il y aura moins d’accidents de la circulation. On s’attend à ce que la mortalité diminue de 7 % sur les routes. D’ici à 2020, le nombre d’embouteillage aura été ramené au niveau de 1992.
On ne se refait pas : nos collègues les Verts hollandais ont déjà fait connaître leur avis. À leurs yeux, la réforme ne va pas assez loin. Elle ne doit être considérée que comme une première étape vers des mesures plus draconiennes pour protéger l’environnement.
C’est aussi ce que nous pensons en Suisse. Mais c’est tout de même un bon début, et nous attendons avec impatience d’en voir les premiers fruits.
