Nouvelles du front économique
Madoff, les banques, les PME et la chaîne du bonheur du discounter OTTO
150 ans! C’est la peine dont écope l’un des plus grands escrocs de tous les temps, j’ai nommé Bernard Madoff – incarnation du capitalisme de casino, condamné à passer le reste de son existence derrière les barreaux. Là où de nombreux financiers véreux et autres banquiers peu scrupuleux auraient aussi leur place…
Les médias alémaniques viennent d'annoncer que des centaines de PME se voient aujourd’hui refuser le crédit par les banques suisses. Qu’est devenu le bel élan de solidarité censé justifier les milliards concédés à l’UBS « pour ne pas mettre en danger les PME » ? Et qu’en est-il de la solidarité entre banquiers ?
« Heureusement qu’il nous reste la Chaîne du bonheur » clame le directeur de la maison de vente par correspondance hard discount OTTO. Il appelle la population à verser ses dons généreux pour le sauvetage de l’économie souffrante, comme elle le ferait en cas de tsunami, de famine ou de tremblement de terre. Une proposition que la Chaîne du bonheur a eu le bon goût de décliner.
La presse économique rapporte qu’en dépit de la mauvaise conjoncture, et si l’on excepte les assurances et le secteur bancaire, près de la moitié des entreprises suisses actives dans l’industrie, le commerce et les services auront vu leur chiffre d’affaire augmenter en 2008. Chiffre d’affaire qui s’élèverait à 141 milliards, montant deux fois plus élevé que l’année précédente. Peut-on imaginer que tous ces milliards forment une chaîne du bonheur pour sortir les PME de leurs embarras financiers ?
Ce qu’il faut avant tout, c’est que dans nos têtes ébranlées par le tsunami financier se fasse jour enfin l’absolue nécessité d’une reconversion écologique de l’économie. Toutes nos réflexions doivent se porter sur les moyens de rendre notre développement durable. Aussi, avant d’ouvrir son porte-monnaie, il serait bon de faire usage de sa jugeote.
