Economie écologique

Etat des lieux

Ecologie et économie ne sont pas incompatibles. Les Verts proposent des solutions novatrices pour concilier l’une et l’autre. Dans leur plate-forme électorale de 2007, ils ont fait de cet enjeu l’un de leurs principaux objectifs pour la législature 2007-2001. Ils rejettent notamment le dogme d’une croissance économique infinie – dans un monde où les ressources naturelles sont finies, ce modèle ne peut que déboucher tôt ou tard sur une épuisement de la biosphère. Les Verts réclament la mise en œuvre d’une fiscalité écologique, qui doit instaurer le principe du pollueur-payeur et conduire à un usage plus mesuré des matières premières. Il faut consacrer davantage de moyens financiers aux programmes de recherche susceptibles de développer des technologies vertes et prévoir des subventions pour les rendre accessibles à tous.

En matière d’économie écologique, les Verts sont des précurseurs. La première initiative que le jeune parti ait lancé dans les années 1990 était intitulée « Pour une retraite à la carte dès 62 ans, tant pour les femmes que pour les hommes – taxer l’énergie, pas le travail ». L’initiative-tandem voulait instaurer un impôt sur les énergies non renouvelables, ce qui aurait permis de faire baisser les charges sociales. Le Conseil fédéral et le Parlement séparèrent ces deux initiatives, qui furent refusées par le peuple en 2000 et en 2001.

Green New Deal
Notre monde est en crise : le climat se dérègle toujours plus vite, la moitié de l’humanité a faim, les châteaux de carte de la finance mondiale s’écroulent les uns après les autres, entraînant dans leur chute les économies réelles de plusieurs grands pays. Une réforme écologique de l’économie est plus que jamais nécessaire. À l’instar des Nations-Unies, les Verts demandent un Green New Deal. Il faut améliorer d’urgence le système de régulation des banques, encourager les initiatives en faveur du développement durable, mettre en place un programme de solidarité avec les plus démunis, touchés de plein fouet par la crise. Des investissements ciblés dans les technologies vertes bénéficieront aussi bien à l’environnement qu’à la conjoncture.