Avions de combat : pas de chèque en blanc pour l’armée

Le Conseil fédéral veut offrir un chèque en blanc de plusieurs milliards à l’armée pour la défense aérienne. Trois ans après le refus du Gripen, les Verts dénoncent le manque de courage du Conseil fédéral qui renonce à soumettre aux citoyens un projet concret.

Lisa Mazzone à propos de l'acquisition de nouveaux avions de combat

Alors que les citoyens ont refusé de dépenser trois milliards pour l’achat de Gripen, le Conseil fédéral présente aujourd’hui les grandes lignes d’un arrêté de planification pour l’achat de nouveaux avions de combat. Soit une invitation à dépenser 8 milliards de francs pour la défense aérienne ! Le Conseil fédéral n’ose ainsi pas se confronter aux citoyens en présentant un projet clair et transparent comprenant le modèle et le nombre d’avions, comme c’était le cas lors de la votation sur le Gripen. Il y a trois ans, la population avait pu se prononcer sur un projet concret, en connaissance de cause. Les faits et les chiffres l’avaient alors convaincue à refuser ce projet. Les Verts s’engageront au Parlement pour l’adoption d’un fonds spécial, par honnêteté démocratique.

Les Verts lanceront le référendum : pas de dépenses fastueuses et inutiles !
Si cet arrêté devait être accepté par le Parlement, les Verts l’attaqueront par référendum, comme leurs délégué-e-s l’ont déjà décidé. Trois ans après le Non au Gripen, les Verts refusent l’achat de nouveaux avions de combat. La population a refusé d’acheter un vélo, maintenant on veut lui vendre une limousine.

Les vrais dangers pour la Suisse sont le réchauffement climatique et les cyber-risques, c’est là qu’il faut investir. De plus, la Suisse est entourée de pays amis et ne mène pas d’offensives à l’étranger. Se parer à mener une guerre aérienne est ridicule et du gaspillage d’argent. Une dépense de 8 milliards pour la défense aérienne, alors que le Conseil fédéral exhorte d’autres domaines à se serrer la ceinture, en particulier la coopération au développement, est un calcul dangereux pour la paix. Finalement, d’autres solutions existent, comme la prolongation jusqu’en 2035 de 8 à 12 F/A-18 pour notre police de l’air.