Non à la suppression des redevances Billag

Objet

L’initiative populaire « Oui à la suppression des redevances radio et télévision (suppression des redevances Billag) » demande l’abolition des redevances de réception allouées aux diffuseurs de programmes de radio et de télévision actuellement titulaires d’une concession, ainsi que l’abandon des autres subventions directes octroyées aux diffuseurs. Cela signifie que radios et télévisions ne pourraient plus non plus obtenir d’argent public provenant d’autres sources – en plus de la SSR, 34 radios privées locales et télévisions régionales avec des mandats de prestations seraient également touchées. L’initiative souhaite un paysage médiatique qui obéirait à une pure logique de marché, y compris pour la radio et la télévision. Seuls les contenus qui pourront être financés par des abonnements, de la publicité, des échanges de données ou des sponsors privés seraient ainsi diffusés.

Arguments-clés Verts

1. NON À LA DESTRUCTION DE NOS RADIOS ET TÉLÉVISIONS ROMANDES !
L’initiative « No Billag » interdit tout soutien public et fera disparaître la radio et la télévision romandes, ainsi que nos 19 radios et TV régionales. L’information audiovisuelle, aujourd’hui indépendante et plurielle, sera livrée à des intérêts politiques ou commerciaux et à de grands groupes étrangers.

2. NON À UNE INFORMATION AU RABAIS POUR LES ROMANDS !
Avec le système actuel, les minorités linguistiques bénéficient proportionnellement de plus de moyens. Cette solidarité confédérale serait détruite par l’initiative. Les Romand-e-s, Tessinois-e-s et Romanches seraient défavorisés dans leur accès à l’information.

3. NON À UNE ATTAQUE CONTRE LA DÉMOCRATIE DIRECTE !
Un marché médiatique audiovisuel livré aux grands groupes privés favoriserait concentration et monopole, au détriment de l’indépendance et de la diversité de l’information. La formation libre de l’opinion serait affaiblie, ce qui saperait les fondements de la démocratie directe.

4. NON À L’APPAUVRISSEMENT DE NOTRE DIVERSITÉ CULTURELLE ET SPORTIVE !
Sans redevance, le cinéma suisse et la culture locale perdraient des soutiens importants, tout comme nos associations sportives. La culture et le sport suisses et régionaux n’auraient plus l’assurance d’être retransmis vers leurs publics. Ils perdraient ainsi des sponsors, ce qui menacerait de nombreuses manifestations.

5. NON À UNE EXPLOSION DES COÛTS POUR LES CONSOMMATEURS-TRICES !
Si l’on supprime les redevances Billag, les émissions devront être achetées auprès de chaînes payantes. Or il suffit de jeter un œil à la liste des prix pratiqués par les chaînes sportives et de cinéma pour comprendre que cela reviendra beaucoup plus cher que les 365 francs par an de redevance.

6. NON À LA SUPRESSION D’EMPLOIS !
L’initiative veut supprimer les médias de service public et ainsi détruire des milliers d’emplois (à la SSR mais également dans l’audiovisuel et les radios & TV privés).

Adèle Thorens

Conseillère nationale VD

«No Billag veut supprimer la SSR et 34 radios et télévisions locales sans aucune possibilité de remplacement. Notre démocratie a besoin d’une information de qualité pour toutes les régions linguistiques : ne nous en laissons pas priver ! »

Vidéo: Opinion publique et démocratie à l’ère des nouveaux médias

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